Accusée pour obsolescence programmée, les explications de la marque Epson

 

Accusée pour obsolescence programmée, les explications de la marque Epson

 

Ces dernières années la plupart des consommateurs se plaignent par les fraudes des grandes marques sur les appareils électroniques. Récemment, l’association HOP, qui lutte contre le prêt-à-jeter, a porté plainte contre certains fabricants d’imprimantes pour obsolescence programmée. Parmi les accusés, Epson a donné quelques explications sur les faits.

Pourquoi Epson est-elle accusée d’obsolescence programmée et de tromperie ?

La marque japonaise Epson est connue à l’échelle mondiale dans la fabrication d’imprimante à jet d’encre. En septembre 2017, l’enseigne est accusée pour tromperie et obsolescence programmée par l’association HOP. En effet, cette dernière soupçonne que Epson lance des imprimantes, dont leur durée de vie ainsi que celle des cartouches d’encre sont raccourcies d’une manière délibérée. HOP dénonce que la marque emploie des techniques frauduleuses pour duper ses clients. L’association a même recueilli des témoignages des usagers qui affirment que la marque déclare que les cartouches sont vides alors qu’elles renferment encore 20 à 40% d’encre. Les utilisateurs regrettent aussi le fait que l’impression en noir ne démarre pas quand la cartouche couleur est vide. Parmi les allégations, il y a également le blocage des fonctions de l’imprimante et la déclaration de fin de vie des tampons absorbeurs d’encre.

L’enquête préliminaire est confiée à la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). Vu ses allégations, que répond Epson pour sa défense ?

 

Qu’est-ce que la marque Epson a à dire contre les allégations portées contre elle ?

Selon le Senior Vice President de la marque Epson, Rob Clark, l’obsolescence programmée n’a pas sa place dans l’éthique de l’entreprise. C’est pourquoi il trouvait bizarres les allégations portées contre l’enseigne.

Pour se justifier, la marque explique que les restes d’encre dans les cartouches assurent le bon fonctionnement de l’appareil lui-même. En effet, pour que les rendus des impressions soient excellents, il faut empêcher l’air de boucher les buses des têtes d’impression. Pour ce faire, celles-ci doivent toujours être baignées dans du liquide, notamment dans de l’encre. C’est donc pour cela que les usagers ont constaté des restes de 20 à 40 % d’encre dans les cartouches alors que l’imprimante en affiche vide.

 

Vu que les restes atteignent près de la moitié de la cartouche, cette quantité qu’il faut laisser n’est-elle pas exagérée ? De plus, l’encre coûte cher alors que les usagers n’utilisent que près de 80 ou 60% de la quantité vendue ? Pour répondre à cette théorie, Epson avance que si la tête d’impression n’est pas bien refroidie par la quantité d’encre nécessaire, elle risquerait d’être brisée. D’ailleurs, pour la remplacer, il faudra dépenser plus. Le coût est bien plus élevé que le prix d’une nouvelle imprimante d’entrée de gamme. De toute façon, pourquoi la marque ne facilite-t-elle pas la réparation de ses produits ? Un service après-vente efficace et à des prix pas trop chers aurait été beaucoup plus pratique et avantageux pour ses clients.

Outre les encres, Epson a aussi reçu des critiques sur le tampon absorbeur. Celui-ci est l’élément servant à absorber le surplus de l’encre. Les usagers se débarrassent de l’imprimante lorsque celui-ci est en fin de vie. Cela est une mauvaise idée, car le fait de jeter l’imprimante pour une simple sécheresse de l’éponge ne fera qu’augmenter les déchets électroniques et électriques ainsi que polluer l’environnement. Epson propose le remplacement de ce composant pour éviter tous ces problèmes. Pourtant, ceci n’est pas du tout effectif. De plus, l’enseigne avance que la fin de vie du tampon est pour des raisons de sécurité et de commodité. Toutefois, il nous arrive de penser que celle-ci n’est qu’une manigance afin que les usagers achètent une nouvelle imprimante.

Quels sont les impacts de ces procédés sur l’environnement et sur l’économie ?

Changer les cartouches d’encre régulièrement est néfaste pour l’environnement. À vrai dire, leurs composants sont toxiques et mettent près de 1000 ans à se décomposer. C’est pourquoi il faut limiter leur emploi et éviter les gaspillages. De plus, les encres coûtent cher. Ainsi, s’il faut en acheter des nouvelles à chaque fois alors qu’il en reste encore dans les cartouches, nous perdons plus d’argent. Et même si l’imprimante coûte moins cher au départ, les dépenses s’élèveront vite pour acquérir des consommables.

 

Quelles sont les solutions ?

Selon l’association HOP, Epson n’a qu’à réactiver la puce servant à enregistrer le nombre d’impressions réalisées afin de pouvoir employer la totalité des encres dans les cartouches. Elle pourra aussi envisager d’autres solutions pour évoluer ses pratiques. Dans tous les cas, il appartient à la justice d’émettre une décision sur le sujet.

 

 

1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars (2 votes, moyenne: 5.00 de 5)
Loading...